Les États-Unis convoitent les immenses ressources du sous-sol du Groenland. Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants et territoire autonome danois, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. L’intervention militaire américaine au Venezuela et les différentes déclarations de Donald Trump, ont ravivé les craintes pour ce territoire
C’est à bord d’Air Force One que Donald Trump a réaffirmé, ce dimanche 4 janvier, son souhait de voir le Groenland sous la coupe américaine. “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois…”, a déclaré le locataire de la Maison blanche.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a dénoncé avec fermeté les propos du président américain : “Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.
La Première ministre danoise a rappelé que le royaume du Danemark, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, “fait partie de l’Otan et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’Alliance”.
Le Danemark est un allié historique et traditionnel des États-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement.
Les terres rares du Groenland sont en effet essentielles pour la production de moteurs électriques, de batteries et de téléphones portables. Le territoire dispose d’importantes réserves de lithium, de cobalt, d’or, de diamants, de cuivre et d’autres minéraux précieux.
Le Groenland, considéré comme la plus grande île du monde, a une superficie d’environ 2,2 millions de kilomètres carrés, soit autant que la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Islande et le Danemark réunis. En effet, le Groenland est 50 fois plus grand que le Danemark.
Environ 80 % est recouvert de glace. Mais vu la grande taille de l’île, les 20 % restants, non glacés, sont l’équivalent de la surface de l’Allemagne.
La rédaction