L’Assemblée nationale togolaise a un nouveau président. Les députés ont porté, lors de la deuxième séance plénière de la session ordinaire en cours, Sélom Klassou à la tête de l’institution.
L’ancien Premier ministre komi Sélom Klassou succède à Kodjo Adédzé, récemment nommé ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat dans le premier gouvernement de la Ve République. Membre du parti présidentiel Union pour la République (UNIR), Sélom Klassou n’en est pas à sa première expérience parlementaire. Avant d’accéder à la primature en 2015, il avait déjà exercé les fonctions de vice-président de l’Assemblée nationale. Son retour à la tête de cette institution marque la continuité d’un parcours politique bien ancré dans la sphère du pouvoir togolais.
Conformément aux dispositions légales, le nouveau président dirigera l’Assemblée nationale pour une durée de trois ans. Il sera épaulé par un bureau de treize membres, composé de six vice-présidents, trois questeurs et trois secrétaires parlementaires, chargés d’assurer la bonne marche des travaux parlementaires. Le bureau de l’Assemblée nationale est désormais au grand complet, ouvrant un nouveau chapitre pour la législature, placé sous le signe de la continuité et du renforcement de l’action parlementaire. La composition du bureau de la première législature de la Ve République est la suivante :
Président : Komi Sélom Klassou
Première vice-présidente : Hadja Mémounatou Ibrahima
Deuxième vice-président : Gbalgueboa Kangbeni
Troisième vice-président : Saad Mohamed Ouro-Sama
Quatrième vice-président : Ayao Dzreke
Cinquième vice-présidente : Pawouwomonon Wella
Sixième vice-présidente : Mme Myriam Dossou-d’Almeida
Premier questeur : Sourou Kpatcha
Deuxième questeur : Akuélé Adanlete-Lawson
Troisième questeur : Tchéré Namoni
Premier secrétaire parlementaire : Koffi Gani
Deuxième secrétaire parlementaire : Ameyo M’Boma Dianti
Troisième secrétaire parlementaire : Senou Soklingbé
Cette élection intervient dans un contexte institutionnel marqué par la mise en œuvre du régime parlementaire instauré par la Ve République. Par ailleurs, à la suite de la déclaration de quatorze (14) sièges vacants au sein de l’hémicycle à la suite de situation d’incompatibilité ou de renonciation volontaire, les suppléants désignés par la Cour Constitutionnelle ont été officiellement installés. Le bureau de l’Assemblée nationale et l’ensemble de la Représentation nationale sont désormais de nouveau au complet.
Blandine Bikassam