Le Conseil des ministres s’est réuni le lundi 2 février sous la présidence du Chef de l’État. Cette rencontre a permis à l’exécutif d’examiner plusieurs dossiers d’importance et d’adopter des mesures touchant à l’économie, à la décentralisation et à l’organisation administrative du pays.
Au cours de la séance, le gouvernement a fixé le taux d’intérêt légal applicable pour l’année 2026. Ce taux, défini conformément aux règles en vigueur au sein de l’Union monétaire ouest-africaine, servira de référence dans les relations financières lorsque les parties n’ont pas prévu de taux contractuel.
Cette décision vise à renforcer la sécurité juridique et la transparence dans les transactions économiques. Le Conseil a également adopté des décrets relatifs à la répartition des ressources du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT). Ces dotations permettront aux régions et aux communes de mieux faire face à leurs charges et de poursuivre la mise en œuvre des projets de développement local.
Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à accompagner les collectivités dans l’exercice de leurs compétences. Une autre décision importante concerne le cadre juridique applicable aux comptables publics. Le texte adopté vise à moderniser la gestion financière de l’État, en renforçant la responsabilité des acteurs chargés de la manipulation des fonds publics et en améliorant la fiabilité des procédures comptables. Dans le souci de préserver l’ordre social et les valeurs culturelles, le Conseil des ministres a procédé à la reconnaissance officielle de plusieurs chefs de canton. Cette reconnaissance leur confère une légitimité légale et leur permet d’exercer pleinement leurs fonctions conformément à la réglementation en vigueur. Enfin, des nominations de préfets ont été prononcées afin d’assurer une meilleure coordination de l’action administrative au niveau local. Ces changements visent à renforcer l’efficacité de l’administration territoriale et à rapprocher davantage l’État des populations